Le Losc avait fait un bel effort. Gratuité du transport et de la place pour tous les abonnés. Difficile de dire aujourd’hui si ce match évènement était ou non une bonne idée, cependant une chose est sûre le Losc a bel et bien perdue sur le terrain. En revanche cette soirée n’apparaît pas si triste coté responsables lillois…
Tout avait été pensé, calculé, millimétré. Et pourtant, la vérité du terrain appartient aux joueurs et à eux seuls. Un gros coup médiatique vite rattrapé par la réalité du terrain. Constat noir pour le groupe lillois. Trois points qui pourraient coûter chers dans la course au maintien et une situation au classement qui devient de plus en plus préoccupante. Paradoxe, c’est le mot que l’on retiendra de cette soirée, un pari réussi en tribune et perdu sur le terrain.
Via une campagne de communication de grande ampleur les dirigeants lillois ont réussi leur pari, remplir le stade de France aux couleurs du Losc. Au delà de l’argent les supporters sont la pièce maîtresse d’un tel événement. Déplacer les supporters à plus de 200 km de leur terre n’était en effet pas un défi gagné d’avance.
Tout avait pourtant si bien commencé. Plus de 150 bus au départ de Lille, un beau soleil. Il ne restait plus qu’aux joueurs d’accomplir leur travail.
15H : départ des bus et c’est parti pour le stade de France et une arrivée initialement prévue aux alentours de 15H30 ; heure de l’ouverture des portes et du début des festivités.
L’ambiance monte petit à petit et atteint son paroxysme lorsque le bus croise le celui des joueurs.
15H45 : Saint Denis n’apparaît plus qu’à une trentaine de kilomètres. L’optimisme est alors encore de rigueur, « ne vous inquiétez pas ils nous attendront avant de marquer ».
L’escorte policière tant attendue n’arrivera jamais. Les chants lillois et l’euphorie cèdent alors le pas à l’énervement et la colère.
Il est maintenant 17H10, les bus sont bloqués, le Stade de France est à 100 mètres. Impossible cependant de descendre tant le nombre impressionnant de bus pose problème.
L’organisation est alors pointée du doigt. Comment peut-on acheminer 150 bus au même endroit en même temps sans avoir prévu d’escorte policière ?
Voir le début du match pour les abonnés apparaît donc comme une mission impossible et les rares chanceux n’ont pu assister qu’à l’entrée des joueurs. L’espoir de profiter des festivités d’avant match était donc terminé.
Coté coulisse, superbe opération. Un stade comble, 80 000 personnes au lieu des 20 000 du Stadium nord ; le calcul est vite fait. Echec sur le plan sportif, le choix est donc remis en cause de la part des supporters. Pourquoi aller jouer à « l’extérieur » alors que le club se trouve dans une position si délicate au classement ? La logique économique semble l’avoir encore une fois remporté au détriment des supporters.
Thomas Duthoit
» Posté le 03/03/2008 à 23h29 par Osezledire
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